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Nourrir la France,
préserver nos terres

Une ferme sur cinq a disparu en dix ans. D'ici 2030, la moitié des agriculteurs partiront à la retraite. La France doit faire le choix de son agriculture — ou laisser d'autres décider de ce qu'elle mangera.

48 % des chefs d'exploitation auront atteint l'âge de la retraite d'ici 2030
1 / 5 fermes disparues en dix ans — de 490 000 à 390 000 exploitations
1 / 3 seulement des départs remplacés dans la filière laitière
400 000 exploitations visées par la loi agricole de 2025 — objectif à atteindre d'ici 2035

Je défends une conviction simple : l'agriculture française est une question de souveraineté nationale, de santé publique et d'aménagement du territoire — pas seulement un secteur économique parmi d'autres. La soutenir, c'est aussi protéger nos paysages, notre biodiversité et notre capacité à nous nourrir sans dépendre de l'extérieur.

La France se fixe comme objectif d'atteindre 400 000 exploitations et 500 000 agriculteurs d'ici 2035, contre 390 000 exploitations aujourd'hui. C'est une ambition juste — mais elle ne se réalisera pas sans des moyens à la hauteur pour faciliter l'installation et la transmission.

D'ici 2030, 48 % des chefs d'exploitation auront atteint l'âge de partir à la retraite. Dans la filière laitière, le renouvellement ne se fait qu'au rythme d'une installation pour trois départs. À ce rythme, la France perdra massivement en capacité de production agricole dans la prochaine décennie.

La loi d'orientation agricole du 24 mars 2025 a posé le cadre — mais ses outils (guichet unique, dotation jeunes agriculteurs, aide au passage de relais) manquent encore de financements suffisants et de visibilité pluriannuelle pour être pleinement efficaces.

La France artificialise encore plusieurs dizaines de milliers d'hectares de terres agricoles chaque année. Ces terres perdues sont définitives — une fois bétonnées, elles ne redeviennent jamais cultivables. C'est une question de souveraineté alimentaire autant que d'environnement.

Nous devons conserver des espaces agricoles, et même les étendre, pour faire face à la concurrence étrangère et être en mesure de nourrir tous nos concitoyens. — Débat au Sénat, mars 2025

La France importe ce qu'elle sait produire. Des fruits, des légumes, de la viande entrent sur notre marché à des prix tirés vers le bas par des normes environnementales et sociales moins exigeantes qu'en France. Cette concurrence déloyale ruine nos agriculteurs et affaiblit notre indépendance alimentaire.

La loi d'orientation agricole du 24 mars 2025 reconnaît la souveraineté alimentaire comme objectif de la politique nationale. Elle affirme que la France doit développer une agriculture destinée à répondre en premier lieu aux besoins alimentaires nationaux et européens, en recherchant la proximité.

Pourtant, en 2023, plus de 9 millions de Français ont eu recours à l'aide alimentaire — trois fois plus qu'en 2013. La France n'a pas de problème de production ; elle a un problème d'accès et de distribution.

La transition vers des pratiques agricoles plus respectueuses de l'environnement est nécessaire. Mais elle ne peut pas se faire par la contrainte seule, sans accompagnement, sans compensation et sans calendrier réaliste. Les agriculteurs ne peuvent pas être les seuls à payer le coût de la transition écologique.

Les agriculteurs sont en première ligne face au changement climatique : sécheresses, inondations, gel tardif, maladies émergentes. Leur résilience dépend de leur capacité à anticiper ces risques et à adapter leurs pratiques — ce qui exige du temps, des ressources et un cadre législatif stable.

Données et constats issus des travaux parlementaires suivants : Loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole, 24 mars 2025 ; Amendement sénatorial PLF 2026 — renouvellement des générations agricoles ; Rapport sénatorial PLF 2026 — Agriculture ; INRAE — Renouveler les générations en agriculture, 2025 ; Cour des comptes — Installation des nouveaux agriculteurs et transmission des exploitations, 2023.

L'agriculture : un choix de civilisation

Choisir de soutenir l'agriculture française, c'est choisir de nourrir nos concitoyens avec des produits de qualité, produits selon nos normes, sur nos terres, par des femmes et des hommes qui vivent dignement de leur travail.

C'est aussi choisir de préserver nos paysages, notre biodiversité et notre capacité à faire face aux crises — alimentaires, climatiques ou géopolitiques. Un pays qui ne sait plus nourrir sa population est un pays qui a perdu une part essentielle de sa souveraineté.

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