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L'eau : une ressource à
protéger et à garantir

L'eau du robinet est l'aliment le plus consommé en France. Un litre sur cinq est perdu avant d'arriver au robinet. Des milliers de captages ont fermé à cause des pollutions. Il est temps d'agir — avant que la pénurie ne s'impose.

20 % de l'eau produite perdue par fuites dans les réseaux — soit 1 Md de m³/an
14 000 captages d'eau potable fermés depuis 1980, dont une large part à cause des pollutions
30 % des eaux souterraines contaminées par des résidus chimiques
− 25 % de recharge des nappes attendue d'ici 2050 selon les projections climatiques

L'eau n'est pas une ressource ordinaire. C'est un bien commun, un droit fondamental et un enjeu de souveraineté. Je défends une politique de l'eau ambitieuse, ancrée dans les réalités des territoires : protéger les captages, rénover les réseaux, anticiper les sécheresses — et garantir à chaque Français une eau de qualité, aujourd'hui et demain.

La France a fermé plus de 14 000 points de captage depuis 1980 — une perte considérable de résilience hydrique. Ces fermetures concentrent la pression sur un nombre toujours plus réduit de sources, et fragilisent l'approvisionnement en eau potable de millions de Français.

Les coûts de traitement liés à la pollution de l'eau potable par les pesticides et les engrais azotés sont estimés entre 750 millions et 1,3 milliard d'euros par an en France.

30 % des eaux souterraines sont aujourd'hui contaminées par des résidus chimiques. Une loi sur les PFAS a été adoptée en février 2025, mais les décrets d'application tardent.

La priorité est claire : protéger les captages en amont plutôt que de traiter une eau toujours plus polluée en aval. C'est moins coûteux, plus efficace, et c'est la seule approche durable.

Un litre d'eau sur cinq produit en France n'arrive jamais au robinet. Il disparaît dans des canalisations vétustes, souvent posées dans les années 1950 à 1970. Ce gaspillage représente chaque année l'équivalent de la consommation annuelle de 18,5 millions d'habitants.

Le rendement moyen des réseaux d'eau potable est de 81 % en France — soit 19 % de pertes. Dans les communes rurales de moins de 1 000 habitants, ce taux tombe à 71,5 % : près d'un litre sur trois est perdu.

Au rythme de renouvellement actuel (0,67 % du réseau par an), il faudra plus d'un siècle pour tout rénover. Le taux nécessaire est de 2 à 3 fois supérieur.

« Fermer des captages contaminés ou traiter l'eau ne constituent pas des solutions pertinentes. La priorité doit être donnée à la protection des captages et à la rénovation des réseaux. » — Instruction gouvernementale, 2020

Le changement climatique aggrave structurellement la disponibilité de l'eau en France. Les nappes phréatiques peinent à se recharger, les débits des cours d'eau diminuent, et les conflits d'usage entre agriculteurs, industriels et consommateurs se multiplient.

À l'horizon 2050, les projections scientifiques prévoient une baisse des débits des cours d'eau de 10 à 40 % et un ralentissement de la recharge des nappes de 10 à 25 % en moyenne nationale — avec des situations bien plus critiques dans certaines régions.

En Alsace, la nappe phréatique rhénane est l'une des plus importantes d'Europe — mais elle est soumise à des pressions croissantes : prélèvements agricoles, pollutions industrielles transfrontalières, imperméabilisation des sols.

La gestion de l'eau est une compétence des collectivités locales — mais celles-ci manquent souvent de moyens techniques et financiers pour assumer pleinement cette responsabilité. Les petites communes sont les premières touchées.

La sobriété hydrique n'est pas une contrainte imposée aux citoyens : c'est une condition de la durabilité de notre modèle. Elle passe par une meilleure répartition des usages entre agriculture, industrie et consommation domestique — et par des incitations plutôt que des sanctions.

Données et constats issus des travaux sénatoriaux suivants : Mission d'information sénatoriale sur la gestion durable de l'eau (2022-2023) ; Débat au Sénat sur la protection des ressources en eau potable, 12 juin 2025 ; Observatoire national des services d'eau et d'assainissement — rapport OFB 2025 ; Loi n°2025-188 du 27 février 2025 relative aux PFAS.

L'eau, bien commun de la République

L'eau n'est pas une marchandise. C'est un bien commun que nous devons transmettre intact aux générations suivantes. Cela suppose des investissements durables, une protection réelle des captages, et une gouvernance qui donne aux communes les moyens d'agir.

En Alsace, nous avons la chance de disposer de la nappe phréatique rhénane — l'une des plus riches d'Europe. Nous avons le devoir de la protéger.

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