Accueil Programme Souveraineté numérique

Programme · Souveraineté numérique

Nos données publiques
ne sont pas à vendre

Les administrations et les communes stockent leurs données chez Amazon, Microsoft ou Google — des entreprises soumises au droit américain. Une loi peut suffire pour les contraindre à les transmettre. Il est temps que la France reprenne le contrôle.

218 cyber-incidents sur des collectivités traités par l'ANSSI en 2024 — 14 % du total national
+ 36 % de fraudes numériques visant les collectivités en 2023 (Cybermalveillance.gouv.fr)
+ 30 % de hausse tarifaire annoncée par Microsoft en 2025 pour les suites bureautiques
1 / 10 collectivités ayant déclaré une cyberattaque dans les 12 derniers mois

Je défends une conviction simple : les données publiques — celles des administrations, des communes, des hôpitaux — appartiennent à la France, pas aux serveurs d'entreprises étrangères soumises à des lois qui peuvent les contraindre à les livrer. Reprendre le contrôle de notre espace numérique est une question de souveraineté autant que de sécurité.

Les collectivités territoriales et les administrations recourent massivement à des solutions d'hébergement en nuage proposées par des acteurs non européens — Amazon Web Services, Microsoft Azure, Google Cloud. Ces entreprises sont soumises au Cloud Act américain, qui peut les contraindre à transmettre des données à des autorités étrangères, y compris sans en informer les propriétaires.

La commission d'enquête sénatoriale de 2025 a mis en évidence une « faille majeure » dans la protection des données publiques. Lors de son audition, le représentant de Microsoft a confirmé que la loi américaine s'appliquait à ses services, même hébergés en Europe.

La Cour des comptes confirme dans son rapport d'octobre 2025 que plusieurs ministères continuent d'utiliser des solutions informatiques extra-européennes, y compris pour des données sensibles.

L'administration publique est devenue le secteur le plus ciblé par les cyberattaques en Europe. Les collectivités territoriales sont particulièrement exposées : leurs systèmes sont souvent anciens, hétérogènes, et les moyens humains dédiés à la cybersécurité sont quasi inexistants dans les petites communes.

En 2024, l'ANSSI a traité 218 cyber-incidents affectant des collectivités — 14 % de l'ensemble de ses interventions. Une collectivité sur dix a déclaré avoir été victime d'une cyberattaque dans les douze mois précédant l'enquête de 2024, avec une interruption d'activité dans 37 % des cas.

La Cour des comptes pointe en juin 2025 que l'État ne dispose d'aucun mécanisme de suivi centralisé des attaques contre les services publics civils — hôpitaux, communes, administrations.

L'intelligence artificielle va transformer les administrations et les services publics locaux. Cette transformation peut être une opportunité — pour simplifier les démarches, détecter les fraudes, optimiser les services. Mais elle peut aussi creuser l'écart entre les grandes métropoles et les communes rurales qui n'ont ni les moyens ni l'expertise pour s'en emparer.

« Aucune collectivité ne doit rester sur le bord de la route. » — Délégation aux collectivités territoriales du Sénat, rapport IA, mars 2025

Microsoft a annoncé début 2025 une hausse tarifaire de 30 % pour les collectivités utilisant sa suite bureautique. D'autres éditeurs (Oracle, VMware) ont également annoncé des hausses significatives. Les collectivités, prises au piège de leurs outils, n'ont souvent pas d'autre choix que de payer.

La Cour des comptes constate en octobre 2025 que la souveraineté numérique de l'État reste fragile : plusieurs ministères utilisent encore des solutions extra-européennes pour des données sensibles, et les migrations vers le cloud aggravent cette dépendance.

Pour Montpellier Méditerranée Métropole, les licences Microsoft représentent 2 millions d'euros par an. La hausse de 30 % représente 600 000 euros supplémentaires — sans aucune contrepartie en termes de service.

Données et constats issus des travaux sénatoriaux suivants : Débat au Sénat sur la proposition de loi relative à la sécurisation des marchés publics numériques, 17 décembre 2025 ; Rapport de la commission des lois, PPL marchés publics numériques, décembre 2025 ; Rapport de la Cour des comptes sur les cybermenaces civiles, 16 juin 2025 ; Rapport de la délégation aux collectivités territoriales du Sénat — IA et collectivités, 13 mars 2025 ; Question sénatoriale sur la cybercriminalité des collectivités, JO Sénat du 16 janvier 2025.

La souveraineté numérique, c'est aussi une question de démocratie locale

Quand une commune dépend d'un logiciel étranger pour gérer l'état civil, les finances ou les permis de construire, elle n'est plus pleinement maître de ses données. Quand un hôpital est paralysé par une cyberattaque, ce sont des patients qui en paient le prix.

Je veux un numérique public souverain, sécurisé et accessible à toutes les communes — pas réservé aux grandes métropoles qui ont les moyens de s'en occuper.

Retrouvez tous mes engagements sur le site de campagne

← Retour au programme Espace grands électeurs